Afficher/cacher

Accès privilège

Québec au centre de l’impression 3D

500 M$ pour adopter de meilleures pratiques

par Carolyn Collet, le 7 novembre 2017

En 2016, on comptait près de 1,8 million de robots dans le monde, mais seulement 7300 au Québec, d’après les données du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. Un retard qui pourrait, en fin de compte, coûter cher au Québec.

Selon le CEFRIO, seulement 17 % des entreprises manufacturières au Québec utilisent des robots, et 10 % les utilisent intensivement pour gagner en productivité.

Pour inciter les entreprises à adopter les nouvelles technologies et à se tourner vers la robotisation, le gouvernement du Québec a présenté en avril un plan stratégique qui s’accompagne d’une aide financière de 500 M$ sur trois ans.

Pour le PDG du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), Denis Hardy, il ne fait aucun doute qu’il faut y voir au plus vite.

« Il y a un écart entre les entrepreneurs prêts à prendre leur retraite et les jeunes qui n’ont pas peur des nouvelles technologies. On a peut-être un peu de retard, mais on est capables de le rattraper assez vite », a-t-il affirmé.

Selon lui, les cédants ne voient pas toujours l’avantage d’investir dans de nouvelles technologies, puisqu’ils approchent de la retraite.

« Je ne pèserais pas sur le bouton panique, mais il faut qu’on se mette les yeux devant les trous. Cela s’en vient. Les technologies existent et il y en a d’autres qui les adoptent massivement », a-t-il dit.

Impression 3D

Parmi les technologies innovantes, la fabrication additive, ou impression 3D, pourrait être la plus grande révolution industrielle depuis l’internet. Le gouvernement du Québec a octroyé une aide de 2,9 M$ au CRIQ pour la mise en place d’un centre intégré d’impression 3D médicale, à Québec.

« On veut positionner Québec en se donnant un plan de match régional. On va développer notre expertise pour aller chercher des homologations. À terme, on veut amener des chercheurs à s’intéresser à la technologie et attirer des entreprises étrangères. On travaille pour créer un environnement afin de propulser la technologie », a expliqué M. Hardy au Journal.

Sur le plan industriel, l’impression 3D permet de reproduire à peu près n’importe quel objet à partir d’un fichier numérique. Une turbine de 350 pièces a pu être réduite à 12 morceaux grâce à une imprimante 3D, une technologie qui permet de gagner en efficacité et en productivité. Sur le plan médical, on sera bientôt en mesure de reproduire des prothèses de hanche, par exemple, suivant la physionomie exacte du patient.

« La technologie de l’impression 3D va se démocratiser, comme ce fut le cas pour les micro-ondes », prévient M. Hardy en ouvrant la porte à un véritable raz-de-marée d’opportunités.

Source: Le Journal de Québec, Diane Tremblay

Share

Catégorie : Bons coups au Parc techno

Mots-clés : 3d, criq