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Accès privilège

Eddyfi acquiert une technologie britannique

L’entreprise investit 10 millions $ pour mettre le grappin sur une technologie développée par Plant Integrity.

par Carolyn Collet, le 17 octobre 2017

Lundi, la compagnie de Québec qui conçoit et commercialise des équipements et des logiciels d’inspection destinés aux contrôles non destructifs — les CND comme on dit dans le milieu — a annoncé sa troisième acquisition (après Silverwing et TSC Inspection Systems) en sol britannique en l’espace de 16 mois. La facture des investissements sur ce territoire s’élève maintenant à plus de 50 millions $. 

Grâce à cette transaction, l’entreprise du Parc technologique du Québec métropolitain, qui déménagera en juillet 2018 à l’Espace d’innovation Michelet, agrandit sa famille d’environ 25 nouveaux cerveaux, pour atteindre les 250 travailleurs à travers le monde, dont 135 dans la capitale. 

Les employés de Plant Integrity impliqués dans la transaction déménageront dans de nouveaux locaux dans la région de Cambridge, au Royaume-Uni, au cours des prochains mois, précise la direction. Ceux basés au pays de Donald Trump s’installeront dans les bureaux d’Eddyfi à Houston, au Texas. 

Développée et commercialisée jusqu’à présent par Plant Integrity, une filiale de The Welding Institute (TWI), la technologie à ondes guidées nommée Teletest permettra à Eddyfi «d’élargir son portefeuille» pour ses clients. Le procédé consiste à utiliser des ultrasons à ondes guidées de longue portée pour détecter la corrosion dans les canalisations et les pipelines.

«C’est une technologie qui était très sobrement commercialisée depuis près de 20 ans. Elle génère un chiffre d’affaires entre 5 et 10 millions $. Les ventes étaient réalisées dans 45 pays», indique au Soleil le président et chef de la direction d’Eddyfi, Martin Thériault, précisant qu’il n’achète pas le centre de recherche, mais bien la technologie et les employés responsables du produit. «Nous croyons que l’accès à notre réseau mondial de ventes, ainsi que des investissements importants en recherche et en développement de nouveaux produits permettront de proposer de nouvelles possibilités au produit Teletest», poursuit-il.

Dans le cadre de cette transaction, l’entreprise de la capitale a créé l’unité commerciale Teletest. «Des emplois vont être créés à Québec en recherche et en développement du produit», dit M. Thériault.

Cette quatrième acquisition d’Eddyfi s’inscrit dans le plan de croissance de la compagnie qui brasse actuellement un chiffre d’affaires de 50 millions $. Le grand patron souhaite atteindre les 100 millions $ d’ici 2020. Il espère aussi compter près de 200 travailleurs dans son antre à Québec. D’ailleurs, pour le nouveau siège social de 54 000 pieds carrés, un investissement de 13,75 millions $, les travaux vont bon train.

36,5 M$ de la Caisse

En mars 2016, la Caisse de dépôt et placement du Québec annonçait un investissement de 36,5 millions $ dans Eddyfi afin d’appuyer la réalisation de son expansion à l’international. Ses clients sont des dirigeants de centrales nucléaires, de pétrolières, de minières et d’entreprises issues du domaine de l’aéronautique.

Actuellement, Eddyfi dessert des clients dans plus de 80 pays. Et d’autres acquisitions sont à prévoir en 2018, parole du président. 

«C’est l’objectif, on continue de regarder. Nous avons plusieurs sites», avance M. Thériault. «Nous aimerions renforcer notre présence en Chine à court terme», conclut l’homme d’affaires, qui détient une dizaine d’installations — des bureaux de vente et des usines — à travers le monde.

Source: Journal Le Soleil

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Catégorie : Autre

Mots-clés : eddyfi